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La cellule «anti-harcèlement» de l'assemblée Nationale épingle la députée Coralie Dubost

Des milliers d’euros dépensés en vêtements et lingerie, des escapades au bord de mer, aux frais du contribuable dont de la lingerie. Révélées par Médiapart, les notes de frais inappropriées de la présidente déléguée de groupe LREM font scandale.

La cellule «anti-harcèlement» qui est opérationnelle depuis 1er février 2020 avait été saisie par certains des anciens collaborateurs de la députée concernant son enveloppe de frais de 5373 euros alloués par l’Assemblée. Les frais de mandat sont censés ne couvrir que les dépenses liées exclusivement à la fonction. Les sommes frauduleusement utilisées sont conséquentes.


DES MONTANTS ASTRONOMIQUES


Des dépenses vestimentaires mensuelles allant de 1 500 à 2 000 euros dont de la lingerie. Ancienne juriste, Coralie Dubost rejette la responsabilité sur son ancien collaborateur et se défend de toute tromperie:


«Il m'a mal conseillé, j'ai été stupide(...), je ne suis pas une tricheuse»


La députée aura tout de même réussi à débourser plus de 3300 euros de vêtements en octobre 2008. Un peu avant, pas moins de 2600 euros en frais d'habillement et d'accessoires étaient dépensés. Un autre mois la facture atteignait les 2500 euros.


Selon elle, il ne s'agit pas d'un abus:


«Il y a des tenues de mandat et les tenues perso (...), je ne mets pas les mêmes affaires dans ma vie perso et dans ma vie de mandat»


Beaucoup d'autres dépenses suscitent des interrogations, notamment celles dans des espaces de loisir. En septembre 2018 194 euros de restaurant à Palavas-les-Flots, sans compter les réservations dans des domaines 5 étoiles. Selon la députée, il s'agirait de temps de travail en équipe.


Ses nombreuses dépenses ont entraîné des découverts avec un déficit de plusieurs milliers d'euros forçant Coralie Dubost à faire la demande d'un emprunt de manière curieuse. Pour justifier cette demande, l'équipe de la députée a produit un devis d'une entreprise d'aménagement sans en effectuer par la suite la commande. L'Assemblée nationale dispose d'un bureau postal dédié. La encore, la réponse de la député sur sa responsabilité est fuyante:


«Je signe ce qu'ils me demandent de signer»


Le rapport de synthèse de la cellule «anti-harcèlement» de l'assemblée Nationale est sans appel:


Les demandes sont inappropriées «tâches relevant de la sphère personnelle ou en limite des sphères professionnelles et personnelle régulièrement demandées, et ne rentrant pas dans les attributions récurrentes, normales et attendues d'un poste de collaborateur et collaboratrice de député »


Les choses ne se limitent pas aux dépenses de la députée puisqu'il lui est et portant sur des soupçons de harcèlement envers l'une de ses collaboratrices , le déontologue de l'Assemblée nationale avait décidé de saisir la justice. Concernant la députée, aucune n'a été à ce jour donné. Quant à la présidence de l'


«il n'y a pas eu d'instruction de ma part, c'était présenté sous forme de service »


En février 2022, à la suite d'un rapport concernant le député Benoît Simian et portant sur des soupçons de harcèlement envers l'une de ses collaboratrice, le déontologue de l'Assemblée nationale avait décidé de saisir la justice. Concernant la députée, aucune n'a été, à ce jour, donné. Quant à la présidence de l' Assemblée nationale sollicitée par Médiapart dans le cadre de son enquête, elle n'a pas été en mesure d'apporter une quelconque information dans son étonnante réponse:


«n'a pas connaissance des signalements réalisés par la cellule anti-harcèlement et n'est en aucun cas destinataire des rapports qu'elle peut produire »



Moralisation de la vie politique, premier engagement du gouvernement Macron



Le projet de loi de moralisation de la vie publique devait être l'un des premiers actes du nouveau gouvernement d'Emmanuel Macron lors de son premier mandat. Il avait d'ailleurs déjà fait de la moralisation de la vie politique l'un des axes de sa campagne présidentielle. Plusieurs lois et dispositions avaient été prises. Les lois ordinaires et organiques pour la confiance dans la vie politique avaient été promulguées le 15 septembre 2017. Il s’agissait des deux premières grandes lois du quinquennat qui venaient compléter les mesures progressivement adoptées, en particulier depuis 2013, en matière de transparence.


De toute évidence, les avancées réalisées ne sont pas suffisantes. Les règles doivent être renforcées et la faible prise de conscience des élus en matière de moralité politique démontre que les lois et dispositions n'ont pas suffi. Plus que jamais la question de la surveillance de la moralisation de la vie politique se pose.



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